Vizavi : le bébé a bien grandi

Vous connaissez ce genre de projets tellement fous que l’on vient vous proposer, que vous vous dites ça ne risque rien de répondre « essayons ».

Bien sûr que vous connaissez !

Il y a près de 10 ans, Nikodem m’a proposé un rôle dans son nouveau court métrage.

Je n’avais rien d’un comédien et apprendre des dialogues me semblait être le bout du monde. C’était simple de s’en sortir en disant que j’aime pas apprendre par cœur… ça tombe bien, mon personnage n’avait pas de dialogues.

Bon faisons un essai !

Le test passé, me voilà quelques mois plus tard au point de rendez-vous à 6h du mat. pour le tournage.

Une telle journée me semblait être une expérience qui n’allait sans doute pas se renouveler de si tôt, j’ai pris un petit appareil photo histoire de capter quelques souvenirs.

 

 

Après plusieurs mois de travail de postproduction, de son, de montage, Terminus, l’épisode 5 de la saga Vizavi voit le jour publiquement.

 

 

Je n’ai pas regretté de m’être encombré avec un boitier pendant le tournage, puisque les photos de backstage appréciées et qui ont peut-être jeté les bases d’une collaboration à plus long terme.

Effectivement, j’ai eu le plaisir partager les secrets de tournages de deux nouveaux opus de cette aventure, à savoir : “De glace” et le tout dernier en date “Halter égo”, toujours  dans l’ombre, en tant que photographe de plateau.

Un projet abouti demande souvent de réunir moyens et talents.

J’ai donc pu profiter de ces deux occasions pour mieux me rendre compte du travail titanesque et des efforts que pouvaient demander de telles entreprises.

Sur de glace, la majeure partie de l’histoire se passe dans la patinoire, les prises prenaient beaucoup de temps car en plus de devoir se remettre en place, la dameuse a dû repasser pour avoir une glace immaculée.

 


Pour Yseult, le personnage principal et patineuse professionnelle, cela signifiait aussi beaucoup d’attente, à des températures… rafraîchissantes.


Les efforts de toute l’équipe ont été récompensés, puisque De Glace a connu une belle carrière et a été récompensé par plusieurs festivals internationaux.

Pour beaucoup d’entre eux, juste pouvoir y participer est déjà une belle victoire.

Ce succès s’est confirmé pour Dojo, un autre court métrage dans l’univers du sport auquel je n’ai pu malheureusement participer.

 

Quand je recroise Nikodem, il me parle de son nouveau projet, le casting est prévu pour bientôt et le tournage va suivre peu de temps après : est-ce qu’on compte sur toi pour les photos de backstage ?

Malheureusement, la crise sanitaire a bouleversé pas mal de choses, ce tournage en a fait partie, il a été donc reporté.

Plusieurs mois plus tard, le tournage a pu avoir lieu, avec les précautions que la situation imposait, mais il a tout de même eu lieu.

Au fur et à mesure des réalisations, on retrouve souvent des têtes familières, le fameux “on prend les mêmes et on recommence”.

Cette fois-ci, après la patinoire et le dojo, l’histoire se déroule dans une salle de musculation.

L’équipe technique s’est étoffée, les figurant·e·s et les comédien·ne·s sont en nombre également.

Le tournage a duré 4 jours, du vendredi au lundi, je n’ai participé que sur les deux jours de week-end.

Ambiance studieuse et décontractée, premier travail avec  une toute jeune société de production.

La trilogie dans la saga :

Vizavi a commencé comme une web série, peut-être à une époque où le contexte s’y prêtait.

Avec les trois derniers épisodes, appelés “Olympic Trilogy”, Vizavi sort de ce format pour évoluer davantage vers le court métrage ou même le moyen métrage, le tout dernier approche les 20mn.

Le thème principal “celui qui est dans le miroir ou l’autre” reste en fond, avec un zoom sur l’univers du sport.

Les 10 premiers étaient tournés avec des bouts de ficelles, à savoir que Nikodem occupait pratiquement tous les postes, sauf devant la caméra, ou dans le meilleur des cas des bénévoles venaient en renfort et l’association Vidéo Graphic supportait entièrement le côté financier.

Avec De Glace et Dojo, Nikodem s’est entouré d’équipes de professionnels et il y a eu tout un travail de recherche de financements, ce qui a permis d’augmenter l’exigence.

Avec Halter Ego, le projet franchit une nouvelle étape, en co-produisant avec Ipoméa Productions.

La projection :

Le samedi 3 juillet 2021 avait lieu la projection de l’Olympic Trilogy au cinéma Grand Action dans le quartier latin.

Imaginez, une belle projection dans une belle salle d’arts et essais de caractère, comment rêver d’un meilleur contexte pour révéler au public cette trilogie ?

Il faut dire que contrairement aux autres, ni “De Glace”, ni “Dojo” ne sont disponibles sur les réseaux, c’est là une autre différence avec les 10 premiers.

Les seules occasions de les voir ont été lors de projection ou comme contrepartie du financement participatif d’ “Halter Ego”.

Je n’avais pas eu l’occasion de les voir sur grand écran alors quelle joie de pouvoir profiter de cette soirée et la partager avec vous à travers ces quelques photos.

 

 

 

De ce que j’en sais, il n’y a pas de suite envisagée actuellement, en tout cas pas dans l’état actuel, mais qui sait, peut-être que le projet va évoluer une nouvelle fois pour arriver à un long métrage.

En attendant, j’ai voulu connaître l’origine du nom Vizavi et ce qu’il évoquait pour Nikodem, sa réponse fera donc office de mot de la fin :

C’est un peu instinctif le nom, esthétiquement ça rendait bien. 

Et puis il a du sens. 

Vizavi : C’est ce  que l’on voit en face de soi, la fenêtre d’en face… l’autre.

Dernière minute : Si vous vous demandez comment se porte "Halter Ego", sachez que sa carrière débute bien.

Le film "Halter Ego" réalisé par Nikodem, produit par Vidéo Graphic, co-produit par Ipoméa Productions, vient de remporter l'Award du meilleur court métrage au Athens International Art Film Festival, ainsi que le prix du meilleur réalisateur de court métrage au Berlin Art Film Festival.

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